Un œil, une fille, un faucon, ces signes souvent représentent la langue égyptienne ancienne « L’hiéroglyphie ». Ils appartiennent à une des plus anciennes écritures connues dans le monde entier. Inventés par les Égyptiens vers 3200 ans avant J.C. et utilisés jusqu’à 400 ans après J.C., avec les invasions étrangères, ce genre d’écriture illustre à la fois la finesse, la beauté et la complexité. Voici dix faits à propos de cette langue intéressante. Suivez
1 . Il y a trois types de hiéroglyphes : Les idéogrammes sont de signes simples à comprendre, représentés par dessiner ce que l’on veut exprimer. Les phonogrammes expriment un ou plusieurs sons et non plus des concepts. Ils sont notamment utilisés pour traduire un mot abstrait qu’on ne peut dessiner. Enfin, il y a des signes qu’on ne prononce pas. Placés à la fin d’un mot, ils servent juste à préciser son sens.

2 . Les premières inscriptions hiéroglyphiques connues remontent à 3200 avant J.C. et ont été découvertes à Abydos. Les premiers usages de hiéroglyphes étaient très proches de représentations artistiques. Quant à la dernière écriture était l’inscription d’Esmet-Akhom, écrit à Philae.
3 . La pierre de rosette a été découverte à l’embouchure de la branche de Rachid allongée sur le sol en 1799 après JC, lorsque l’officier Boussard a trouvé une pierre avec une écriture étrange dessus. Deux ans plus tard, la pierre a été apportée à l’Institut scientifique égyptien au Caire. Des copies de la pierre fut imprimées et envoyées dans toutes les régions d’Europe pour y étudier et examiner l’écriture dessus et déchiffrer les étranges symboles.
4 . La pierre raconte l’histoire de la cérémonie de couronnement du roi pharaonique Ptolémée V Épiphanes dans la neuvième année de son règne en 196 av.J.-C.
5 . L’écriture en hiéroglyphe linéaire est une version simplifiée des hiéroglyphes égyptiens. Ce sont des versions simplifiées des hiéroglyphes, mais qui gardent leur valeur représentative. Il existe trois stades d’évolution de l’écriture hiéroglyphique : L’écriture hiératique qui est une sorte de dactylographie. Ce système, utilisé dans l’administration, la religion et la culture, a été de vigueur dès le 4ème millénaire avant. J.-C. jusqu’au IIIème siècle après. J.-C. Le démotique, version simplifiée de l’écriture hiératique, est utilisé dans la vie courante et l’administration : il est apparu vers le VIIème siècle avant. J.-C. et la dernière inscription démotique connue date de 452 après. J.-C. Et enfin, l’écriture copte est le dernier survivant, avec quelques rares usages de nos jours, principalement dans un rôle liturgique, par l’Église orthodoxe copte. Il s’agit cette fois-ci d’un alphabet cursif, extrêmement influencé par l’alphabet grec.
6 . Il n’existe pas d’espace chez les Egyptiens, ni de ponctuation. Cela signifie que tous les mots sont collés bout à bout, qu’il faut commencer à être l’aise avec la langue égyptienne pour séparer avec certitude les mots les uns des autres.
7 . Aussi le sens de lecture de cette langue n’est pas forcement de gauche à droite ni de droite à gauche. Les hiéroglyphes sont écrits de droite à gauche dans le cas où les têtes des images humaines ou animales sont de droite à gauche, ou de gauche à droite si les têtes humaines sont tournées vers la gauche, mais les signes hiéroglyphiques ont une direction particulière.
8 . Un cartouche contient les noms des pharaons. C’est un symbole hiéroglyphique de forme allongée et fermée par un nœud, qui légitime le pouvoir des rois de l’Égypte ancienne. Il symbolise tout ce que le soleil entoure, c’est-à-dire l’univers, et a pour fonction de protéger le nom de Pharaon. La forme de base des cartouches est un ovale vertical dont l’une des extrémités est marquée d’un trait perpendiculaire à l’ovale. Ce trait représente un piédestal sur lequel prend appui le nom du pharaon et existe pour confirmer que le texte joint est bien nom pharaonique.

9 . A cette époque, les Égyptiens avaient l’habitude d’écrire sur des surfaces dures comme la pierre ou le bois car, à un certain temps le papyrus était coûteux, les élèves scribes s’exerçaient sur des tablettes de bois recouvertes de stuc qu’on pouvait laver et réutiliser, des ostraca ou des tessons de poterie, ils écrivaient à l’aide d’un roseau taillé en biseau en utilisant l’encre noire ou rouge.
10 . Les scribes sont les spécialistes des écritures. Ils sont éduqués dans l’art de l’écriture, ils étaient les seules personnes à savoir écrire aux temps des pharaons.