Dans son article « 100 et un barrages » publié par le quotidien Al Watan, Dr Mahmoud Khalil a jeté la lumière sur les déclarations du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed où il a annoncé qu’il prévoyait de construire 100 barrages de petite et moyenne taille au cours de l’année à venir.
Selon l’écrivain, l’Ethiopie désire simplement contrôler chaque goutte d’eau qui coule sur son territoire ; il ne s’agit pas de produire de l’électricité. Un pays qui désire produire de l’électricité a-t-il besoin de construire 100 barrages ?
L’objectif du «stratagème des barrages éthiopiens» est clair : bloquer l’eau pour joindre la bourse de cette ressource vitale.
Rappelons que vers la fin de décembre 2020, le site du quotidien Al Masri Al Youm avait publié une nouvelle selon laquelle l’eau fut inscrite dans la bourse de Wall Street. Ainsi l’eau est-elle devenue une marchandise comme le pétrole, l’or et le blé. L’intransigeance que l’Ethiopie a pratiqué le long d’une décennie de négociations avec l’Egypte et le Soudan avait, dès le début, un objectif clair : stocker l’eau pour toute partie qui désire l’acheter (Egypte ou Soudan).
L’Egypte est sans doute le plus grand consommateur d’eau en Afrique. Pourtant, ses habitants souffrent d’une raréfaction de l’eau. Par conséquent, si le stratagème réussit, l’Egypte se transformera en un « client d’eau ».
Les déclarations d’Abiy Ahmed sur la construction de 100 barrages ne sont pas hasardeuses. Elles renferment un message sur les intentions éthiopiennes futures. (…)
L’Egypte n’a jamais vécu, le long de son histoire, une impasse comme celle-ci. L’affrontement est devenu une nécessité. Nous n’avons pas besoin d’une permission de la part des USA ou de l’Europe pour faire face à un risque qui menace plus de 100 millions d’Egyptiens (…)
Agir pour affronter le danger est un must. L’Histoire ne pardonnerait jamais à cette génération d’Egyptiens s’ils agissent passivement avec ce dossier qui menace l’avenir des générations futures. Le temps passe et la menace approche d’un jour à l’autre.