Le ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration, Dr Badr Abdel Aati a prononcé la déclaration de l’Égypte dans un discours enregistré devant le segment de haut niveau de la cinquante-huitième session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies tenu à Genève.
Au cours de son discours, le ministre des Affaires étrangères a évoqué les circonstances exceptionnelles dans lesquelles se tient la session actuelle du Conseil des droits de l’homme en raison des crises humanitaires auxquelles le monde est témoin récemment, soulignant la nécessité pour le Conseil des droits de l’homme de jouer son rôle visant à alléger les souffrances du peuple palestinien et la catastrophe humanitaire sans précédent à laquelle sont exposés les habitants de la bande de Gaza. Il a souligné le rejet par l’Égypte du déplacement du peuple palestinien, expliquant la poursuite des efforts visant à stabiliser l’accord de cessez-le-feu et à mettre en œuvre ses trois étapes, à garantir l’accès de l’aide humanitaire et les exigences de relèvement rapide, et à préparer un plan global pour reconstruire la bande de Gaza sans que le peuple palestinien ne quitte ses terres. Dans ce contexte, il a également salué le rôle central des organisations humanitaires, emmenées par l’UNRWA.
Le ministre Abdel Aati a évoqué les efforts nationaux déployés pour améliorer la situation des droits de l’homme en Égypte sous les directives de Son Excellence le Président de la République, expliquant que l’État égyptien a intensifié ses efforts pour mettre en œuvre les objectifs de la stratégie nationale des droits de l’homme et a pris un certain nombre de mesures pour améliorer le système des droits de l’homme, notamment l’activation du Comité présidentiel de grâce, le lancement du dialogue national et l’introduction d’une nouvelle législation, dont la plus importante est le nouveau projet de loi sur la procédure pénale, parallèlement au soutien de projets visant à promouvoir les droits économiques, sociaux et culturels et d’autres initiatives visant à renforcer les droits des femmes et des jeunes. Enfants, personnes âgées et personnes ayant des besoins particuliers.
Le ministre Abdel Aati a également souligné la volonté de l’Égypte de coopérer avec le Conseil des droits de l’homme et ses mécanismes à travers un dialogue fondé sur le respect et prenant en compte les différentes circonstances et défis, notant que cette coopération a culminé avec la soumission par l’Égypte de son quatrième rapport au mécanisme d’examen périodique universel et sa discussion devant le Conseil lors de la session tenue le 28 janvier 2025.