La rue Al-Moez est un véritable musée à ciel ouvert, classée parmi les monuments historiques islamiques. La rue a été ouverte uniquement aux piétons comme site touristique sur un kilomètre, allant de la rue Al Azhar à Bab Al-Fetouh.
Cette rue comprend plus de 34 monuments historiques différents : des bâtiments, tels que les mosquées, les sebils, les kotabs ou les écoles coraniques et les wekalas… Ces nombreux monuments de la civilisation islamique et ses vestiges attirent souvent l’attention du monde entier, des touristes étrangers comme égyptiens. Dans la fameuse rue d’Al-Moez Ledine Illah, les monuments islamiques fournissent une vue fascinante d’une époque révolue. Pour un visiteur pour la première fois, la rue offre un bouquet de monuments qu’on ne trouve uniquement qu’en cet endroit. Voici une liste des monuments et ce qu’il faut voir et à ne absolument pas rater lors de votre visite prochaine de la rue.
La rue d’Al-Moez Ledine Allah Al-Fatemi est toujours considérée comme le chef-d’œuvre monumental islamique du Caire antique. Cette rue rassemble des trésors hérités de différentes époques islamiques. Cette rue s’étend entre Bab El-Fetouh et Bab Zuweila et croise la place d’Al-Azhar. C’était l’axe d’origine du Caire fatimide.
Située en plein centre du Caire, une partie très active de tous les secteurs où la foule et les bruits recouvrent le charme de l’Orient et les parures les plus magnifiques du Caire islamique.
Les richesses et diversités historiques et les modèles et styles surprenants de l’architecture islamique en Égypte, transforment ce lieu en un musée en grandeur nature, sur un site d’origine, inchangé depuis dans un cadre médiéval.
Complexe de Barsbay Al-Achraf

Connu aussi par le nom Al-Achrafia, ce complexe doit son nom à son fondateur le sultan al-Achraf Barsbay, connu par sa conquête de Chypre en 1426. L’architecture du complexe est du style typiquement mamelouk. Il est formé d’une cour centrale entourée par quatre iwans. Un dôme formé de pierres et découpé, couvre le mausolée prévu initialement pour le sultan mais qui contient en réalité, les dépouilles de son épouse et de son fils. La partie gauche de la façade est un sebil, avec une imposante entrée et largement fréquentée par des marchands ambulants.
Sebil de Mohamed Ali

Le Sebil de Mohamed Ali à Nahassin fait partie de l’héritage inoubliable dans la rue. Ce sebil construit entre 1828 et 1829, est considéré comme un site historique d’une grande importante. Mohamed Ali Pacha l’avait construit à l’occasion du décès de son fils Ismaïl Pacha survenu au Soudan en 1822. Le sebil est connu par sa luxueuse décoration, ses murs couverts de marbre incrusté et des écritures qui semblent singulièrement décoratives. Il possède plusieurs pièces : une pièce principale qui est celle du sebil lui-même, avec un fond marbré et un plafond couvert d’une coupole de verre ovale colorée. Les pièces sont toutes reliées par quatre grandes fenêtres de style moucharabieh. De l’intérieur, on trouve généralement, le fond garni de marbre comportant différents dessins. Le sebil possède quatre façades dont la plus importante est celle qui donne sur la rue d’Al-Nahassin dont elle est la principale façade ornée de dessins géométriques d’une finesse remarquable en cuivre. Il existe aussi un petit escalier sous forme d’un demi-cercle.
Complexe du sultan al-Mansour Qalaoun
Cet impressionnant complexe fut conçu par le sultan al-Mansour Qalaoun en 1284. Le complexe marque les débuts d’un type architectural nouveau. Le complexe remplissait plusieurs fonctions, puisqu’il abrite une mosquée, une madrasa, un bimarista et un mausolée. Il représente un modèle de l’architecture typiquement mamelouke. Cependant, ses fenêtres extérieures sont inspirées du style gothique. La façade principale donnant sur la rue, mesure 67 m de long et 20 m de haut. Construite en pierre, elle est rythmée par une importante arcature soutenue par des piliers de marbre, percée de baies à décor d’entrelacs géométriques. Un bandeau épigraphique qui court sur toute la longueur renseigne le nom du commanditaire, ses titres et la date de la construction. Le mausolée fut conçu sur le modèle du dôme du rocher à Jérusalem, mais il s’en démarque légèrement. L’édifice a été restauré dans le cadre du projet de restauration de toute la rue. Il s’agit d’un édifice de plan carré (35 m environ de côté) au milieu duquel s’élèvent quatre colonnes en granit à chapiteaux dorés et quatre piliers en brique habillés de marbre fin incrusté de nacre. Ensemble, ils définissent un espace octogonal au centre duquel se trouve la tombe d’al-Mansour Qalaoun et de son fils, al-Nasir Mohamed.
