Vers un transport de marchandise par trains électriques
Par Ingi Amr

Le transport est l’activité qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement cherche à recourir à des moyens de transport amis de l’environnement afin de réduire les émissions.
C’est pourquoi les transports électriques deviennent une option idéale. Etant plus écologiques, ils s’imposent comme solutions pour polluer moins. Dans ce contexte, Siemens Mobility a récemment annoncé la production d’un train électrique de marchandises, de type Vectron, qui fera partie du réseau des trains électriques à grande vitesse (TGV) que l’Egypte envisage mettre en place, a fait savoir le site About Misr.
Il est à faire savoir que Vectron est une gamme de locomotives développée par Siemens et vendue dans plusieurs pays d’Europe. Siemens a présenté son concept commercial de Vectron en 2010 et depuis lors, ses locomotives ont accumulé jusqu’ici plus de 330 millions de kilomètres et sont homologuées dans 19 pays à travers l’Europe. Elles sont vendues à plus de 1500 machines pour plus de 60 clients à travers l’Europe.
Les trains Vectron fabriqués par Siemens, pour l’Egypte, doivent faire partie de la ligne 1 des trains électriques à grande vitesse sur la ligne Ain-Sokhna/Matrouh.
Le transport ferroviaire en lui-même est un choix durable. Les trains transportent facilement des masses de personnes et de marchandises en même temps. Ils retirent un nombre considérable de voitures et de camions de la route. Cela signifie moins d’émissions et de pollution atmosphérique.
En fait, les locomotives électriques sont plus économiques. Elles ne sont pas seulement plus respectueuses de l’environnement, elles sont également trois fois moins chères que les locomotives diesel traditionnelles, a précisé Siemens sur son site officiel.
Les locomotives électriques (avec peu de pièces mobiles), par exemple, nécessitent moins d’entretien qu’un moteur diesel avec tous ses pistons, soupapes, turbines et chaînes. Une locomotive diesel doit également transporter son propre carburant, et ce poids supplémentaire réduit l’efficacité.
Une étude réalisée au Royaume-Uni a calculé qu’une propulsion électrique ne représente que 55% du coût du carburant par kilomètre d’une locomotive diesel.

Mais l’électrification du rail partout n’est pas possible. Siemens Mobility aspire à un équilibre écologique et économique de sa flotte ferroviaire. Elle a développé le Vectron Dual Mode pour réduire les émissions de CO2 du trafic ferroviaire. Cette locomotive est alimentée électriquement sur les itinéraires avec ligne aérienne électrique, avec les avantages écologiques et économiques. Mais sur les parties non électrifiées de l’infrastructure ferroviaire, la locomotive passe en toute transparence à la commande diesel. La locomotive Vectron Dual Mode est basée sur la plate-forme Vectron, qui connaît un grand succès. Il a une largeur de voie de 1 435 mm et pèse 90 tonnes. La locomotive est conçue pour un système de 15 kV AC et est équipée d’un système de sécurité PZB.
Quel que soit le mode de conduite, le Vectron Dual Mode dispose de 2000 kW de puissance de traction à bord. Le réservoir de carburant a un volume de 2 600 litres et la locomotive atteint une vitesse maximale de 160 km / h.
Quant aux trains diesels-électriques, ils utilisent un moteur diesel et un alternateur pour générer de l’électricité. L’électricité ainsi produite permet d’alimenter un moteur électrique qui actionne la locomotive.
Toutefois, le coût de l’électricité rivalise désormais avec celui du diesel, permettant d’équiper les trains électriques de batteries plus intéressantes. De plus, les trains diesels-électriques embarquent déjà un moteur électrique. Les repenser pour que l’alimentation soit assurée par une batterie est donc possible.
Outre les dépenses, les trains électriques équipés de batteries présentent des points forts à ne pas négliger du point de vue écologique.
Les trains électriques accélèrent plus rapidement que les alternatives diesel. Leurs temps de trajet améliorés, les trains devraient déplacer davantage de trafic vers le rail et loin des routes et réduire ainsi les émissions.
Une première : L’Egypte édifie un centre de fabrication de batteries au lithium
Par : Soha Gaafar

L’Organisation arabe de l’industrialisation, en coopération avec l’Institut de recherche en électronique et en partenariat avec l’une des sociétés égyptiennes émergentes, RFBox Engineering and Consulting, a achevé en juin dernier la création d’un centre de fabrication et d’assemblage local de batteries au lithium.
Le nouveau centre de fabrication et d’assemblage, qui a été achevé au sein de l’usine Qadir des industries avancées, affiliée à l’Organisation arabe de l’industrialisation, vise à produire des batteries au lithium fer phosphate utilisées dans les transports électriques légers, notamment les vélos, les scooters et les voiturettes de golf aux stations d’énergie solaire et à d’autres applications.
Il est prévu que le centre contribue à la production de batteries au lithium pour répondre aux besoins jusqu’à 100 mégawatts d’ici la fin de cette année, pour atteindre 10 gigawatts d’ici deux ans pour couvrir les besoins du marché local et exporter vers les pays arabes, pays africains et européens.
RFbox, la société propriétaire de l’usine, est actuellement sur le point d’obtenir le certificat européen de marquage CE pour les produits de batteries au lithium de l’entreprise.
RFbox Engineering and Consulting Company est l’une des sociétés égyptiennes émergentes soutenues par l’Institut de recherche en électronique. Elle travaille dans le domaine de la conception, de la fabrication et de l’installation de systèmes de communication sans fil et de systèmes de transmission sans fil, ainsi que dans la fabrication de dispositifs d’aspiration de déchets solides et de batteries au lithium de différentes tailles.

En établissant ce nouvel édifice, l’Organisation arabe de l’industrialisation réalise l’intégration industrielle dans le but d’approfondir la composante locale de ses produits, qui comprennent des voiturettes de golf, des scooters et des vélos électriques, en plus des centrales solaires.
Mai dernier, l’Organisation arabe de l’industrialisation a signé un accord avec la société « QuaZZar » pour coopérer dans la fabrication et l’assemblage de scooters électriques. La première phase comprend la fabrication de 5 000 scooters, la phase de production commençant en août prochain.
L’Organisation arabe de l’industrialisation a signé l’année dernière un protocole de coopération tripartite avec RFbox et l’Institut de recherche en électronique, dans le but d’exploiter les capacités industrielles nationales entre l’État, le secteur privé et les centres de recherche pour approfondir la composante locale et localiser la technologie de fabrication de batteries au lithium, ainsi que la coopération dans la conception et la fabrication de systèmes intelligents pour contrôler le débit d’eau des puits.
