Par: Marwa Mourad
Destination emblématique, l’Égypte et les traces de son ancienne civilisation fascinent toujours. Commissaire de l’exposition à succès « Ramsès et l’or des pharaons », l’égyptologue Dominique Farout partagera sa passion avec le public lors d’une grande croisière culturelle.
Un voyage enrichi

Égyptologue de renommée internationale, Dominique Farout a enseigné l’égyptien hiéroglyphique à l’École normale supérieure pendant 25 ans. Il donne aujourd’hui des cours de langue et de civilisation pharaonique à l’École du Louvre et à l’institut Khéops. Une expertise qui l’a porté, en 2023, commissaire de la grande exposition « Ramsès et l’or des pharaons », qui s’est tenue à la Grande Halle de la Villette et a attiré plus de 800 000 visiteurs. Son envie de transmission le pousse aujourd’hui à partager son savoir d’autres manières. En octobre 2024, il accompagnera une grande croisière événement en Égypte – organisée par le leader français du voyage culturel, Intermèdes – et fera profiter les visiteurs de ses années d’expérience et de connaissance. « À la rencontre de Ramsès II, le pharaon et sa légende », promet une expérience incomparable.
Un itinéraire optimisé

Les vallées des rois et des reines et des sites emblématiques parmi lesquels Louxor, Karnak et Philae seront bien sûr au programme. Mais il inclura aussi une visite exceptionnelle de la tombe de Néfertari, grande épouse de Ramsès II, dont l’accès est très limité. « La tombe de Néfertari, c’est la plus belle tombe d’Egypte. J’ai dû y aller dix ou vingt fois, mais à chaque fois, j’ai les larmes aux yeux, avoue Dominique Farout. C’est tellement beau, il n’y a rien d’autre à dire. » Autant de lieux emblématiques que les voyageurs pourront découvrir ou redécouvrir sous le climat clément d’octobre et le nouveau jour des explications de l’égyptologue.
2024 et 2025, une période favorable pour visiter l’Egypte
Un voyage qui tombe aussi au bon moment. L’Égypte connaît aujourd’hui une période calme et assure la sécurité de son territoire. Le tourisme n’est pas reparti avec autant d’entrain que par le passé : une situation compliquée pour les Égyptiens qui en vivent, mais ironiquement favorable pour les voyageurs qui ont la chance d’être moins nombreux. Une occasion de profiter des exceptionnelles visites sans risquer un écrasement d’orteils systématique…
Une fascination toujours vivace

Notre fascination – et celle, en général, des sociétés occidentales – pour l’Égypte n’est pas nouvelle. En 1798, le général Bonaparte prend la tête d’une expédition qui marche sur la région. L’objectif est assurément politique : s’emparer d’une partie de l’Orient et couper les Britanniques de la route des Indes. Dans le sillage des militaires, ce sont de très nombreux scientifiques, historiens, dessinateurs ou botanistes qui se pressent à la découverte de ce pays mystérieux. Les récits et les images qu’ils rapportent en France – notamment une série de 141 gravures commentées, publiées dans l’ouvrage Le Voyage dans la basse et haute Égypte – participent au développement de ce qu’on a appelé l’égyptomanie. Cette période d’intense fascination se traduit autant dans la littérature que dans l’histoire de l’art… qui donnent bien souvent une vision fantasmée du pays et de son ancienne civilisation. Mais les exagérations et les inexactitudes ne brisent pas les fondements d’un engouement bien légitime, qui perdure encore aujourd’hui. Depuis le XIXe siècle et les recherches de William Petrie (« le père de l’archéologie égyptienne »), les innombrables découvertes archéologiques ont révélé un peu plus chaque année les contours d’une civilisation brillante. Des monuments aux proportions impossibles aux momies parfaitement conservées, en passant par des tombeaux peints de mille couleurs, l’Égypte ne cesse jamais de surprendre et d’émerveiller.