Le Point
Par Frédéric Lewino
LE MONDE D’AVANT. Le 6 juin 1944, des milliers de jeunes Américains, Britanniques, Australiens, Canadiens et Français sacrifièrent leur vie pour la liberté (…). Ce matin du 6 juin 1944, ils sont un peu plus de 152 000 à affronter les balles allemandes. Tous des héros. Attention, ne pas confondre l’opération Neptune avec l’opération Overlord. La première désigne le débarquement proprement dit, tandis que la seconde concerne la totalité de la bataille de Normandie. Ceci posé, les forces alliées passent à l’action dix minutes après minuit quand les premiers éclaireurs américains sautent sur le Cotentin pour baliser les zones de parachutage à suivre. Six minutes plus tard, un premier planeur, puis un deuxième et enfin un troisième, bourrés de commandos britanniques, se posent près du pont de Bénouville dont la prise est capitale. C’est le premier combat terrestre.
Dans la foulée, des bombardiers attaquent la batterie allemande de Merville, puis 110 autres s’en prennent à des batteries dans la région de Caen. Les parachutistes pleuvent du ciel, notamment 36 de nationalité française. À 1 h 55, 1 198 bombardiers décollent en Angleterre. Les parachutistes ont engagé le combat. Les navires se positionnent en face de leurs objectifs, à environ 24 km de la côte. Les planeurs continuent à déverser des troupes à terre. À 4 heures, libération de Sainte-Mère-l’Église, tandis que les bombardiers poursuivent leurs destructions.
À Berlin, Hitler se couche après avoir écouté du Wagner. À 5 h 10, premiers tirs de l’artillerie navale sur les positions allemandes. Les premiers soldats alliés débarquent sur Utah Beach.
Quatre minutes plus tard, c’est au tour d’Omaha Beach d’être prise d’assaut. À 7 h 32, honneurs aux soldats français du commando Kieffer qui prennent pied à Colleville-Montgomery.