Les jeunes sont perçus comme ayant une alimentation déséquilibrée, déstructurée, comparée à la norme. Cependant, ce rapport à l’alimentation n’est pas si simple. Lorsque l’on analyse non pas l’alimentation comme l’acte d’ingérer, mais la cuisine, comme un système de techniques, d’actions, de savoir-faire, de symboliques, de valeurs, de représentations, nous constatons que les jeunes ont en effet des pratiques culinaires en rupture avec les pratiques de leurs parents, mais que cela répond à une fonction sociale, qui est celle de revendiquer une identité générationnelle : c’est une inversion sociale. Cependant, cette rupture est temporaire, elle entre dans le jeu de la dynamique identitaire, qui évoluera vers un plus fort « conformisme » aux règles culinaires à l’âge adulte, selon Open Edition Journals. Les jeunes (20/30 ans, environ) sont considérés comme mangeant des pizzas et des hamburgers, comme ayant une alimentation déséquilibrée, déstructurée, comparée à la norme du repas « français ». Cependant, ce rapport à l’alimentation n’est pas si simple. Lorsque l’on analyse non pas l’alimentation comme l’acte d’ingérer, mais la cuisine, comme un système de techniques, d’actions, de savoir-faire, de symboliques, de valeurs, de représentations, nous constatons que les jeunes ont en effet des pratiques culinaires en rupture avec les pratiques de leurs parents, mais que cela répond à une fonction sociale, qui est celle de revendiquer une identité générationnelle : c’est une inversion sociale. De plus, ils ont un double discours sur la « bonne » alimentation : d’un côté, ils valorisent la créativité, la nouveauté, les mélanges, toutes choses qui peuvent s’apparenter à une alimentation déséquilibrée, en rupture des normes traditionnelles, mais ils connaissent également les règles, normes, de l’alimentation équilibrée, sans vouloir (et/ou sans pouvoir, parfois) la « pratiquer » aujourd’hui (par contraintes financières, d’espace, de compétences et par volonté d’adopter un modèle alternatif). Cependant, cette rupture est temporaire, elle entre dans le jeu de la dynamique identitaire, qui évoluera vers un plus fort « conformisme » aux règles culinaires à l’âge adulte.