La vie des princesses de la famille royale ne se limitait pas au divertissement, au plaisir et à l’abstention de socialisation. Au contraire, beaucoup d’entre elles faisaient don de leurs palais pour le bien du monde, et d’autres se portaient volontaires pour l’armée en temps de guerre.
La princesse Faiqa Fouad était un modèle dans la prise en charge de son peuple, notamment au niveau de la santé.Elle a continué à exercer pleinement ses fonctions jusqu’au 17 juin 1953 (la veille de la déclaration de la république). Elle n’a pas abandonné le rôle qu’elle jouait après la destitution de son frère, le roi Farouk, et elle ne cesse de faire des dons à des œuvres caritatives malgré la réduction de ses dotations en novembre 1952.
Depuis son enfance, la princesse Faiqa avait l’habitude de joindre sa mère et ses sœurs pour visiter les hôpitaux et inspecter les conditions des institutions affiliées à Al-Mabara. Sa passion et son intérêt pour cela sont apparus lorsque le roi Farouk l’a nommée comme présidente du Croissant-Rouge, poste qu’elle aimait beaucoup et pour lequel elle a consacré tous ses efforts. Elle était fière de porter l’uniforme du comité avec l’emblème de la Société du Croissant-Rouge lors de ses tournées à l’étranger, au cours desquelles elle a visité le siège du Comité international de la Croix-Rouge égyptienne à Genève.
Elle organisait des soirées pour distribuer des certificats d’ambulance et de soins à domicile aux étudiants ayant réussi les écoles Al-Amiriya et l’Université Fouad Ier. Elle souhaitait apporter une aide financière aux départements de l’association. Elle leur a également distribué des insignes de l’Autorité des soins infirmiers pour les encourager.