Les moyens de transport n’y échappent donc pas, la mobilité urbaine constitue à l’heure actuelle un défi majeur ! Réduire la pollution émise par les transports grâce à des solutions alternatives moins polluantes est l’enjeu du moment. L’environnement est un thème que l’on retrouve tous les jours dans l’actualité. De plus, le réseau terrestre étant encombré par le surnombre d’usagers, il est source d’une grosse partie de la pollution urbaine mondiale. D’où l’intérêt grandissant de créer un réseau de transport électriques. Le train électrique rapide est un nouveau projet qui fera pour la première fois un grand pas en avant dans le domaine des transports et des communications en Égypte, pour relier la ville d’Ain Sukhna à la nouvelle ville d’El Alamein.
Le train électrique, en spots …
Par : Soha Gaafar

Les transports électriques, plus écologiques
Par : Ingi Amr

Le transport est l’activité qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces émissions induites par les transports sont constituées de CO2 provenant de la combustion de carburants. Puisque les transports représentent une principale source des émissions de gaz à effet de serre et la principale cause de pollution de l’air, le Gouvernement commence à opter pour des moyens de transport amis de l’environnement afin de de réduire les émissions. Des moyens de transports plus écologiques et protecteurs de notre environnement seront mis en valeur.
Les transports électriques s’imposent donc comme solutions pour polluer moins. Les trains représentent un mode de transport relativement écologique, du fait de leur capacité à transporter des centaines de passagers. Ils consomment encore beaucoup de diesel, et les efforts pour réduire l’impact sur l’environnement se poursuivent. Les trains fonctionnent de plus en plus grâce à l’électricité.
C’est donc un moyen de transport plus écologique. Pour arriver jusqu’au train, l’électricité transite par différents étages intermédiaires, ce qui permet aux appareils de se déplacer à très grande vitesse (jusqu’à 320 km/h en ce qui concerne les TGV). Des sous-stations, près des voies, transmettent l’électricité à travers la caténaire. Cet ensemble de câbles espacés le long des lignes garantit la performance de l’alimentation. Plus écologique, la motorisation électrique des trains influe aussi positivement sur le temps de parcours.
Les trains diesels-électriques utilisent un moteur diesel et un alternateur pour générer de l’électricité. L’électricité ainsi produite permet d’alimenter un moteur électrique qui actionne la locomotive. Toutefois, le coût de l’électricité rivalise désormais avec celui du diesel, permettant d’équiper les trains électriques de batteries plus intéressantes. De plus, les trains diesels-électriques embarquent déjà un moteur électrique. Les repenser pour que l’alimentation soit assurée par une batterie est donc possible. Outre les dépenses, les trains électriques équipés de batteries présentent des points forts à ne pas négliger du point de vue écologique.
Les trains électriques accélèrent plus rapidement que les alternatives diesel. Leurs temps de trajet améliorés, les trains devraient déplacer davantage de trafic vers le rail et loin des routes et réduire ainsi les émissions.
Vaste mutation dans le transport urbain
Par : Nermine Khattab

Des ponts, des services infrastructurels, des routes, de nouvelles agglomérations urbaines, etc. Selon les autorités, les embouteillages, la pollution et la surpopulation rendent nécessaire la construction d’un nouveau centre administratif et économique, qui serait planifié de sorte à garantir un développement urbain durable et « intelligent ». A cela s’ajoute l’espoir d’attirer des investissements étrangers et de créer des emplois pour et grâce à la mise en œuvre de ce projet ambitieux.
La situation géographique de la future ville montre son rôle de potentiel catalyseur des investissements entre Le Caire et la Zone du Canal de Suez et au cœur du futur projet ferroviaire Aïn-Sokhna – Le Caire – Alexandrie. Pour le transport interurbain, la connexion de la Nouvelle Capitale devrait être assurée par un réseau routier de 650 km, un LRT (Light Rail Transit) depuis la station de métro Salam City, un monorail depuis Nasr City, un BRT (Bus Rapid Transit) depuis New Cairo et une ligne à grande vitesse devant relier Aïn Sokhna sur la mer Rouge à New El-Alamein sur la mer Méditerranée, via la Nouvelle Capitale et Alexandrie. La mise en œuvre de ces projets devrait permettre de relier efficacement la Nouvelle Capitale au Caire et à son extension New Cairo, au port d’Aïn Sokhna, aux centres industriels des villes du 6 Octobre et du 10 Ramadan, ainsi qu’aux villes satellites d’Al-Obour et d’Al-Shorouk, où la population la moins aisée travaillant dans la Nouvelle Capitale devrait a priori s’installer.
Les options sont en revanche plus réduites pour le transport intra-urbain qui se limite pour l’instant à un réseau de bus, qualifié de solution provisoire. D’où l’idée d’un monorail pour rendre facile et aisé le déplacement des citoyens et assure une fluidité sans pareil. Il s’agit du plus long système de monorail au monde. Sa réalisation, évaluée à $4,5 milliards, est exécutée par un consortium qui assurera l’exploitation sur 30 ans. Evalué à 4,5 milliards $ (dont un apport de 2,85 milliards d’Alstom), ce réseau ferroviaire spécifique dont la mise en service est prévue pour 2023 transportera environ 45.000 passagers par heure dans chaque sens.
Le projet dans son ensemble (le design, la construction, l’exploitation et la maintenance) a été confié, en août 2019, à un consortium constitué de Bombardier Transportation (rachetée par Alstom), Orascom Construction PLC et Arab Contractors. En vertu du contrat signé, le consortium assurera pendant 30 ans, l’exploitation et la maintenance des deux lignes. Il contribuera à faciliter les déplacements du Caire et de Gizeh vers le Nouveau Caire et la capitale administrative, afin de l’intégrer à la troisième ligne de métro à la gare du stade de Nasr City et au train électrique aux Arts et Culture. Gare municipale de la Nouvelle Capitale Administrative.
En revanche, l’État a accordé un intérêt aux « handicapés » et les « malentendants », tout en destinant des places spécifiques pour les aider dans la transportation. Les véhicules sont acheminés avec des cartes au-dessus des portes du manège de l’intérieur qui illustrent le chemin à travers des ampoules lumineuses. Ainsi que l’installation de « Screen Doors » sur les quais face aux portes des trains pour maintenir la sécurité des passagers et pour réduire l’énergie. Il existe de même des passages sûrs qui permettant le transfert des passagers entre les voitures pour faciliter l’évacuation d’urgence. Les véhicules sont également équipés d’écrans LCD visant à donner des informations aux passagers. Elles sont aussi utilisées dans des activités commerciales en diffusant des publicités payantes.
Bienvenu aux investisseurs et au secteur privé
Par Alia Abou El-Ezz

Le secteur du transport connaît un grand développement, offrant plusieurs opportunités d’investissement prometteuses dans ce secteur important qui dessert des millions de citoyens par jour. Dans le cadre de la coopération avec le secteur privé dans la mise en place des grands projets, l’Etat a appelé les investisseurs et les institutions internationales à soutenir l’exécution des projets d’infrastructure dans le continent et à encourager le secteur privé à y participer. A cet égard, le ministre de Transport, Kamel Al-Wazir, a indiqué qu’un grand nombre de projets sont en cours d’exécution dans le secteur. Il a assisté à la signature du document des conditions de base pour la gestion et l’exploitation des trois lignes du réseau de trains rapides électriques, d’une longueur totale de 2000 km, entre l’Autorité nationale des tunnels et l’Union des compagnies ferroviaires allemandes “Deutsche Bahn” et “El Sewedy Electric”. Le document constitue un préparatif pour la conclusion du contrat définitif, avec les deux compagnies afin de gérer et exploiter le réseau pendant une période de 15 ans, qui sont aussi renouvelable pour une autre période similaire, avec une durée totale du contrat de 30 ans. Le ministre a souligné que la signature de ce contrat s’inscrit dans le cadre du plan de l’Etat visant à maximiser la coopération avec le secteur privé et à également bénéficier de l’expertise des entreprises internationales dans le domaine de la gestion et de l’exploitation des projets de transport moderne. Il a souligné que l’accord comprend le transfert de savoir-faire et la réalisation de travaux de réhabilitation et de formation d’ingénieurs et de techniciens égyptiens, vu qu’elle représente la part des ressources humaines. L’entreprise égyptienne détient 90% de l’effectif total, constituant un facteur très important dans le système de partenariat entre les deux côtés. De son côté, le gouvernement égyptien travaille à la mise en œuvre du premier chemin de fer électrique rapide en Égypte (Ain Al-Sukhna – Marsa Matrouh – Fayoum) et mis en œuvre par l’alliance allemande Siemens et un certain nombre d’entreprises égyptiennes. La piste s’étend d’Ain Sukhna à New Alamein puis Marsa Matrouh, connue sous le nom de Ligne Verte, d’une longueur de 660 km. Sa mise en œuvre est prévue dans les 24 mois. La vitesse de conception est de 250 km/h, la vitesse opérationnelle des trains sont à 230 km/h, et les trains électriques régionaux sont à 160 km/h, et les tracteurs, le fret électrique est à 120 km/h, et comprend 22 gares, dont 10 gares de train à grande vitesse et 12 gares régionales, qui seront auditées dans la conception finale organisée.