Au cours des décennies précédentes, la position de l’Égypte parmi les pays africains a reculé, une position qui a prospéré à l’époque du président Nasser, où l’Égypte avait une influence imposante sur tous les pays d’Afrique. Les efforts du président Nasser ont débouché sur la création de l’Organisation de l’unité africaine, permettant la présence égyptienne à tous les niveaux politiques et économiques. Ce rôle s’est progressivement estompé avec le départ du président Abdel Nasser, et le recul de l’Égypte de la scène africaine s’est accru après la tentative d’assassinat avortée de feu le président Hosni Moubarak en Éthiopie, puis ce fut le gel de son adhésion à l’Union africaine.
Mais avec l’arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah Al-Sissi, il a développé une stratégie pour le retour de l’Égypte en Afrique, et sa première visite à l’étranger a été à Addis-Abeba, pour participer à la Conférence de l’Union africaine, jusqu’à ce que l’Égypte revienne à l’adhésion, à nouveau, et dans la deuxième année de son arrivée au pouvoir, l’Égypte a assumé la présidence de l’Organisation de l’unité africaine, a commencé la nouvelle politique de rapprochement et le retour des relations avec les pays africains, jusqu’à ce qu’elle assume la présidence de l’Union africaine en 2019. Cette semaine, dans le cadre de la stratégie de rapprochement africain, pilotée par le président Abdel Fattah Al-Sissi, Dr Assem Al-Gazzar, ministre de l’Habitat, s’est rendu en Tanzanie, à la tête d’une délégation de haut niveau, pour suivre la mise en œuvre de la première phase de la construction du Barrage hydroélectrique Julius Nyerere.
Le barrage se compose du barrage principal et de quatre barrages supplémentaires, pour un coût de 2,9 milliards de dollars, pour stocker 34 milliards de mètres cubes d’eau, produire 2.115 mégawatts d’électricité, fournir de l’électricité à environ 17 millions de familles en Tanzanie et contribuer à attirer de nouveaux investissements dans le pays, réalisant ainsi la croissance économique. Le barrage devrait protéger la Tanzanie des sécheresses ou des inondations saisonnières et réglementera l’agriculture tout au long de l’année.