A chacun son rôle … Ils sont représentés sur les vases canopes, ils accompagnent le défunt dans son voyage dans l’au-delà. Il s’agit d’Imsety, Hâpi, Douamoutef et Kébehhsénouf… ce sont les quatre fils d’Horus.
Les quatre fils d’Horus étaient également associés aux intestins humains. Lorsque la momification était réalisée dans l’Égypte ancienne, les intestins du défunt étaient retirés et placés dans quatre pots appelés canopes. Chaque pot portait la tête de l’un des quatre fils d’Horus et gardait l’un des intestins humains. Il gardait également la porte d’accès à l’un des quatre côtés originels, selon cairotoptours.
Il s’agit de : Dwamotif qui porte la tête d’un chacal et protège l’estomac avec Neith et se tient à la porte nord. Kabeh-Sunuf qui porte une tête de faucon, garde les intestins avec Serket et se tient à la porte sud. Hapi qui porte la tête d’un babouin, garde les poumons avec Nephtys et se tient à la porte orientale. Amsit qui porte la tête d’un homme, garde le foie avec Isis et se tient à la porte ouest.

D’habitude, les quatre Enfants d’Horus se trouvent sous deux formes principales : soit associés au lotus bleu qu’ils font émerger de l’eau primordiale, soit sous forme de bouchons fermant les vases canopes qui contiennent les viscères du défunt, peut-on lire sur osirisnet.net.
Néanmoins, à partir du Moyen-Empire, on les retrouve aussi avec une grande régularité dessinés ou sculptés sur les cercueils de bois comme sur les sarcophages en pierre. On trouve aussi des amulettes à leurs effigies qui étaient volontiers introduites entre les bandelettes pendant la momification, surtout à partir de la Troisième Période Intermédiaire. Des filets à leur image recouvrant les momies sont également connus.
Des effigies en cire des génies placées dans la cavité abdominale lors de la momification marquant l’époque de Ramses III ont été retrouvées, élément nouveau et qui semble parallèle à la réintroduction des viscères dans la momie à cette époque.
Assimilés aux bras et aux jambes du défunt ou aux quatre piliers du ciel, les génies sont ainsi à même de porter le défunt, de lui apporter le bac du passeur, ou de fabriquer l’échelle avec laquelle il montera au ciel.
Coffre-chapelle doré aux canopes de Toutânkhamon

C’est un exemplaire idéal. C’est une chapelle qui contient le coffre en albâtre, dans lequel abrite les vases canopes renfermant les viscères du pharaon légendaire Toutankhamon.
Au sommet, une frise protectrice d’uraei dressée. Sur les parois, scènes et formules de protection. Sur ses quatre cotés, il est protégé par les déesses tutélaires des morts. Chacune est associée à un fils d’Horus auquel elle fait face. Au sud, Selkis et Qebhsenouf, au nord, Neith et Douamoutef à l’Ouest, Isis et Amset, à l’Est, Nephtys et Hâpi. Il était connu que le coffre aux canopes en albâtre était contenu dans un autre coffre en bois doré, lui-même est protégé par un baldaquin muni de multiples uraie. Les quatre déesses protectrices en ronde bosse étendent leurs bras en signe de protection. Il mesure 78cm d’hauteur sans les emblèmes.
Comme sa dépouille, les organes du roi défunt étaient extrêmement bien protégés contre toute atteinte et dégradation pouvant venir de l’extérieur. La “survie” du roi dans l’au-delà dépendait de l’intégrité de son corps physique, dont les organes faisaient partie.

Cette pièce éblouissante fut trouvée à l’intérieur du tombeau de Toutankhamon, découverte en 1922 dans la Vallée des Rois sur la rive ouest du Nil face à Louxor par l’égyptologue anglais Howard Carter.
Ce tombeau a été exploré pour dix ans afin de découvrir les pièces qui dépassent 5.000. Notant que Howard a découvert une petite chambre qu’il a appelée, chambre du trésor. Celle-là contenait environ cinq cents objets dont vingt maquettes de bateaux, cent-soixante-seize ouchebtis,de nombreuses statues, une statue d’Anubis le dieu chacal, deux momies de fœtus (Ce sont les filles de Toutânkhamon mortes avant terme) et ce coffre-chapelle aux canopes.