Des bancs du collège aux péplums du dimanche soir, l’Egypte a nourri notre imaginaire : dieux à têtes d’animaux, pharaons bodybuildés sur leurs chars, foules au pied des pyramides… Fantasmes ou réalité ?

Les anciens Égyptiens et le chat

Bien qu’associés de longue date à Bastet, déesse-chatte, les félins n’ont de statut particulier qu’à partir de la Basse Époque (v. – 664-332) et seulement dans les cités sous la protection de la déesse : ils sont ainsi vénérés à Boubastis et Memphis, où elle avait une position importante. Seuls les prêtres étaient autorisés à les tuer. Ils en faisaient des momies qu’ils vendaient aux pèlerins afin que ceux-ci en fasse offrande à Bastet dans l’espoir de s’attirer ses faveurs.
Dans l’art égyptien, les personnages sont représentés de profil

Pour les Égyptiens, l’idée n’était pas de représenter ce qu’ils voyaient mais de figurer les individus de la façon la plus complète possible : un visage de profil permettait d’avoir un maximum d’informations sur la forme du front, du nez et du menton. Pour la même raison, l’œil était quant à lui représenté de face, tout comme les épaules.
Les Égyptiens étaient féministes

Si la femme égyptienne est mieux lotie que ses consœurs grecques et romaines, jouissant d’une liberté de mouvement plus importante, elle est en revanche loin d’être l’égale de l’homme. “Elle est avant tout “un ventre”, éduquée pour être une bonne épouse et une bonne mère”, indique Amandine Marshall, qui précise par ailleurs que la femme était presque toujours représentée plus petite que l’homme.
Le savoir sur l’Egypte doit être rendu accessible

Amandine Marshall est égyptologue. Autrice de La tombe de Toutânkhamon, l’envers du décor, éd. Mondes antiques (2022) et de Bienvenue à l’école des scribes, éd. du Rocher (2022), elle a créé les chaînes Toutankatube et Nefertitube sur Youtube.
Les Égyptiens étaient obsédés par la mort

Alors que moins d’un enfant sur deux parvenait à l’âge adulte, la mort faisait incontestablement partie du quotidien des Égyptiens de l’Antiquité, qui ont dû apprendre à l’apprivoiser. À leurs yeux, elle n’était qu’une transition vers une autre vie, d’où la présence d’objets utilitaires dans les tombes et d’offrandes de nourriture et de boisson. Plus qu’une morbide obsession de la mort, leur frénétique quête d’éternité était plutôt une ode à la vie!