
En 1896, l’archéologue anglais Flinders Petrie met au jour, dans le temple funéraire de Merenptah à Thèbes-Ouest, une imposante stèle de granit gris de 3,18 m de haut sur 1,61 m de large et 31 cm d’épaisseur
La scène au sommet de la stèle représente deux figures d’Amon-Rê, dos à dos sur deux scènes symétriques. Les deux divinités sont coiffées du mortier surmonté des deux grandes plumes qui caractérisent la divinité. Au-dessus se trouve un disque solaire ailé.
L’Amon-Rê de droite tient dans sa main gauche une sorte de longue canne, un sceptre ouas, et dans sa main droite un glaive khépesh que le roi lui faisant face, vêtu d’un long pagne et coiffé du Khepresh, empoigne de sa main droite, tandis que de la main gauche il tient un sceptre héqa. Côté gauche, Amon-Rê, dont le bras gauche saisit le signe ânkh, tend à Merenptah un glaive Khépesh.
Sous la partie cintrée, gravée de droite à gauche, on trouve une inscription de 28 lignes d’un long texte poétique qui glorifie tout d’abord le pouvoir du souverain, vainqueur des Tjehenou, selon Wikipédia. Merenptah rappelle qu’il sut protéger Memphis et Héliopolis de l’invasion des Libyens et qu’il ramena la paix.